mardi 6 mars 2012
Szieszta.
Szieszta.
Egy méh se döngicsél, torkos bogár se dong ma,
a nagy, nap verte fák alatt alél a nyár,
s a sűrű lomb között borongó fénysugár
smaragdbársony mohok színét szitálja zsongva.
Dús ágak dómjain tör át a Dél bolyongva,
s álomra lankadó, csukott pillámra már
ezernyi surranó láng rőt hálója száll,
mely elnyúlik s haránt hasít a lomha lombba.
A tűzfátyol felé, amelyet sző a nap
–törékeny lepkeraj – nagy pillék ringanak
illattól ittasan s kábán a napsugáron;
s míg ujjam megragad minden piciny fonált,
e fényhálóba, mely aranyszínekre vált,
– boldog, betelt vadász – az álmaim bezárom.
José-Maria de Heredia.
Egy méh se döngicsél, torkos bogár se dong ma,
a nagy, nap verte fák alatt alél a nyár,
s a sűrű lomb között borongó fénysugár
smaragdbársony mohok színét szitálja zsongva.
Dús ágak dómjain tör át a Dél bolyongva,
s álomra lankadó, csukott pillámra már
ezernyi surranó láng rőt hálója száll,
mely elnyúlik s haránt hasít a lomha lombba.
A tűzfátyol felé, amelyet sző a nap
–törékeny lepkeraj – nagy pillék ringanak
illattól ittasan s kábán a napsugáron;
s míg ujjam megragad minden piciny fonált,
e fényhálóba, mely aranyszínekre vált,
– boldog, betelt vadász – az álmaim bezárom.
José-Maria de Heredia.
Ha azt mondják
Ha azt mondják
Ha azt mondják, hogy a ruhámról
csillámlik az az arany zápor,
amely Daphnéra zuhogott:
arról én semmit nem tudok.
Ha azt mondják, hogy csapodáron
egyszerre többel is cicázom,
s hol itt, hol meg ott mulatok:
arról én semmit sem tudok.
Ha azt mondják, csak kipróbálom
rajtad, hogy perzsel-e a lángom,
és csupán ezért lobogok:
arról én semmit sem tudok.
Ha azt mondják, csak az a mámor,
melytől az ifjak vére lángol,
az kell tőled, s utána - hopp!
Arról én semmit sem tudok.
Ám ha azt mondják, hogy megejtett
ritka szépségével a lelked,
s érted azért bolondulok:
erről már nagyon is tudok.
Ám ha azt mondják, szívem szűzen
parázslik szent szerelmi tűzben,
de hírem folttalan ragyog:
erről már nagyon is tudok.
Pernette Guillet.
Ha azt mondják, hogy a ruhámról
csillámlik az az arany zápor,
amely Daphnéra zuhogott:
arról én semmit nem tudok.
Ha azt mondják, hogy csapodáron
egyszerre többel is cicázom,
s hol itt, hol meg ott mulatok:
arról én semmit sem tudok.
Ha azt mondják, csak kipróbálom
rajtad, hogy perzsel-e a lángom,
és csupán ezért lobogok:
arról én semmit sem tudok.
Ha azt mondják, csak az a mámor,
melytől az ifjak vére lángol,
az kell tőled, s utána - hopp!
Arról én semmit sem tudok.
Ám ha azt mondják, hogy megejtett
ritka szépségével a lelked,
s érted azért bolondulok:
erről már nagyon is tudok.
Ám ha azt mondják, szívem szűzen
parázslik szent szerelmi tűzben,
de hírem folttalan ragyog:
erről már nagyon is tudok.
Pernette Guillet.
lundi 5 mars 2012
La sieste.
La sieste.
Pas un seul bruit d'insecte ou d'abeille en maraude,
Tout dort sous les grands bois accablés de soleil
Où le feuillage épais tamise un jour pareil
Au velours sombre et doux des mousses d'émeraude.
Criblant le dôme obscur, Midi splendide y rôde
Et, sur mes cils mi-clos alanguis de sommeil,
De mille éclairs furtifs forme un réseau vermeil
Qui s'allonge et se croise à travers l'ombre chaude.
Vers la gaze de feu que trament les rayons,
Vole le frêle essaim des riches papillons
Qu'enivrent la lumière et le parfum des sèves ;
Alors mes doigts tremblants saisissent chaque fil,
Et dans les mailles d'or de ce filet subtil,
Chasseur harmonieux, j'emprisonne mes rêves.
José-Maria de Heredia.
Pas un seul bruit d'insecte ou d'abeille en maraude,
Tout dort sous les grands bois accablés de soleil
Où le feuillage épais tamise un jour pareil
Au velours sombre et doux des mousses d'émeraude.
Criblant le dôme obscur, Midi splendide y rôde
Et, sur mes cils mi-clos alanguis de sommeil,
De mille éclairs furtifs forme un réseau vermeil
Qui s'allonge et se croise à travers l'ombre chaude.
Vers la gaze de feu que trament les rayons,
Vole le frêle essaim des riches papillons
Qu'enivrent la lumière et le parfum des sèves ;
Alors mes doigts tremblants saisissent chaque fil,
Et dans les mailles d'or de ce filet subtil,
Chasseur harmonieux, j'emprisonne mes rêves.
José-Maria de Heredia.
Qui dira ma robe fourrée.
Qui dira ma robe fourrée.
Qui dira ma robe fourrée
De la belle pluie dorée
Qui Daphnés enclose ébranla :
Je ne sais rien moins, que cela.
Qui dira qu'à plusieurs je tends
Pour en avoir mon passetemps,
Prenant mon plaisir çà, et là :
Je ne sais rien moins, que cela.
Qui dira que t'ai révélé
Le feu long temps en moi celé
Pour en toi voir si force il a :
Je ne sais rien moins, que cela.
Qui dira que, d'ardeur commune
Qui les jeunes gens importune,
De toi je veux... et puis holà !
Je ne sais rien moins, que cela.
Mais qui dira que la Vertu,
Dont tu es richement vêtu,
En ton amour m'étincela :
Je ne sais rien mieux, que cela.
Mais qui dira que d'amour sainte
Chastement au coeur suis atteinte,
Qui mon honneur onc ne foula :
Je ne sais rien mieux, que cela.
Pernette Guillet
Qui dira ma robe fourrée
De la belle pluie dorée
Qui Daphnés enclose ébranla :
Je ne sais rien moins, que cela.
Qui dira qu'à plusieurs je tends
Pour en avoir mon passetemps,
Prenant mon plaisir çà, et là :
Je ne sais rien moins, que cela.
Qui dira que t'ai révélé
Le feu long temps en moi celé
Pour en toi voir si force il a :
Je ne sais rien moins, que cela.
Qui dira que, d'ardeur commune
Qui les jeunes gens importune,
De toi je veux... et puis holà !
Je ne sais rien moins, que cela.
Mais qui dira que la Vertu,
Dont tu es richement vêtu,
En ton amour m'étincela :
Je ne sais rien mieux, que cela.
Mais qui dira que d'amour sainte
Chastement au coeur suis atteinte,
Qui mon honneur onc ne foula :
Je ne sais rien mieux, que cela.
Pernette Guillet
L'aubépine
L'aubépine
Simone, tes mains douces ont des égratignures,
Ta pleures, et moi je veux rire de l'aventure.
L'Aubépine défend son coeur et ses épaules,
Elle a promis sa chair à des baisers plus beaux.
Elle a mis son grand voile de songe et de prière,
Car elle communie avec toute la terre ;
Elle communie avec le soleil du matin :
Quand la ruche réveillée rêve de trèfle et de thym,
Avec les oiseaux bleus, les abeilles et les mouches,
Avec, les gros bourdons qui sont tout en velours,
Avec les scarabées, les guêpes, les frelons blonds,
Avec les libellules, avec les papillons
Et tout ce qui a des ailes, avec les pollens
Qui dansent comme des pensées dans l'air et se promènent ;
Elle communie avec le soleil de midi,
Avec les nues, avec le vent, avec la pluie
Et tout ce qui passe, avec le soleil du soir
Rouge comme une rose et clair comme un miroir,
Avec la lune qui rit et avec la rosée,
Avec le Cygne, avec la Lyre, avec la Voie lactée ;
Elle a le front si blanc et son âme est si pure
Qu'elle s'adore elle-même en toute la nature.
Rémy de Gourmont
Simone, tes mains douces ont des égratignures,
Ta pleures, et moi je veux rire de l'aventure.
L'Aubépine défend son coeur et ses épaules,
Elle a promis sa chair à des baisers plus beaux.
Elle a mis son grand voile de songe et de prière,
Car elle communie avec toute la terre ;
Elle communie avec le soleil du matin :
Quand la ruche réveillée rêve de trèfle et de thym,
Avec les oiseaux bleus, les abeilles et les mouches,
Avec, les gros bourdons qui sont tout en velours,
Avec les scarabées, les guêpes, les frelons blonds,
Avec les libellules, avec les papillons
Et tout ce qui a des ailes, avec les pollens
Qui dansent comme des pensées dans l'air et se promènent ;
Elle communie avec le soleil de midi,
Avec les nues, avec le vent, avec la pluie
Et tout ce qui passe, avec le soleil du soir
Rouge comme une rose et clair comme un miroir,
Avec la lune qui rit et avec la rosée,
Avec le Cygne, avec la Lyre, avec la Voie lactée ;
Elle a le front si blanc et son âme est si pure
Qu'elle s'adore elle-même en toute la nature.
Rémy de Gourmont
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