Les poètes Français traduit en Hongrois. Linda et Tebinfea-Francia költök magyarra fordított

Français poètes. Francia költők.

mardi 17 avril 2012

Heureux l'homme occupé

Heureux l'homme occupé

Heureux l'homme occupé ...



Heureux l'homme, occupé de l'éternel destin,

Qui, tel qu'un voyageur qui part de grand matin,

Se réveille, l'esprit rempli de rêverie,

Et, dès l'aube du jour, se met à lire et prie !

A mesure qu'il lit, le jour vient lentement

Et se fait dans son âme ainsi qu'au firmament.

Il voit distinctement, à cette clarté blême,

Des choses dans sa chambre et d'autres en lui-même ;

Tout dort dans la maison; il est seul, il le croit ;

Et, cependant, fermant leur bouche de leur doigt,

Derrière lui, tandis que l'extase l'enivre,

Les anges souriants se penchent sur son livre.


Victor Hugo.

samedi 14 avril 2012

Nappal van- Éjszaka


Nappal van- Éjszaka

Nappal van? Éjszaka?


Nappal van? Éjszaka? Iszonyú félhomály van.

Az óriási düh zsákmányra les az árnyban.

Mennydörgés, robbanás. Sápadtan hallgatom.

Vakon dörömböl az ostoba borzalom.

Az isteni kihunyt. Az emberi ledőlt már.

A véletlen vadul vérengzve föl-le kószál,

s a legyőzötteket kartáccsal szétveri,

kötelességtudó s bűnös: mindegy neki.

Bábelt árny falta be végső emeletéig.

A banditák ama hatvannégy túszt kivégzik,

s válaszul hatezer foglyot kiirtanak.

A túsznak része: könny, a rabnak: gúnyszavak.

Zúg a szél; szinte már kihunyt az éji mécses,

a lelkiismeret. Köd! éj! minden veszélyes!

A pusztítók dühe kevés;őrjöngjenek!

S ki így szól: Irgalom – a bére gyűlölet.

Itta had, ott a nép; vérzik Franciaország,

míg egymást esztelen esztelenségbe fojtják.

Nincs jog. Csak Káin áll talpon, más senki sem.

Egyfajta szétzilált bűn úszik mindenen.

Az ártatlanra is homály hull a sötétben.

Ez felgyújtotta a Louvre-t. Nos? Mért ne égjen?

Nem tudta, hogy mi az. A másik szörnyeteg

meg hatra-vakra lő. A törvény hova lett?

Az éj, s nővérei: a lángok már benyelték

Párizst, a szíveket, s benyeltek minden elmét.

Nem látok, és ölök. Nem értem, s meghalok.

Mind együtt, gyermekek és szörny gályarabok,

együtt apák, fiúk, a démon és az angyal,

a szellem embere az emberi varanggyal

közös örvénybe hull s ott veszti életét.

Ha perzsel a parázs, ki választhatja szét:

mily hangoktól hörög, bőg az ércbika szája

Jaj, a vak tömeget süket halál kaszálja.


Victor Hugo.

Sápadt volt s mégis rózsaszín volt


Sápadt volt s mégis rózsaszín volt

Sápadt volt s mégis rózsaszín volt


Sápadt volt, s mégis rózsaszín volt,

kicsiny, de dús hajú nagyon.

Nem, nem merem - nemegyszer így szólt,

de sose mondta: Akarom.


Vette a Bibliámat este,

hogy olvastassa kishúgát,

s az ifjabb szívet, mint az enyhe

lámpa világította át.


Tiszta szemük a tiszta könyvre,

amit csodálok, rásimult,

ez olvasni tanult belőle,

az meg gondolkodni tanult.


Betűk közt botladó húgára

hajolt szelíden szép feje,

azt mondtad volna: nagyanyácska,

oly komolyan beszélt vele!


Mondta: Jónak kell lenni, jónak!

A Rossznak nem adott nevet;

lapról lapra együtt bolyongtak

Mózes és Salamon felett,


Cyrust figyelték Perzsiából,

Leviathánt és Molochot,

Jézust, amint pokolba lábol,

s a Kertben a kígyó-nyomot.


Én néztem őket... – Ó, be drága

egymás mellett a két gyerek!

Szemem megittasodva látta

végtelen édességüket.


S az egyszerű, kopár szobában

hárman éreztük a sötét,

tárt ablakon belépni lágyan

az éj, a rét lehelletét,


s amíg a felséges szövegben

a szépet, jót és igazat

betűzték buzgón, önfeledten,

nekem úgy tetszett, álmatag,


hogy szobánk égi hangzatokra

visszhangzik, mint a szent helyek,

s angyal-ujjuk közt sustorogva

az Isten könyve fölremeg.


Victor Hugo.

J'aime l'araignée.

vendredi 13 avril 2012

J'aime l'araignée.

J'aime l'araignée.


J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,

Parce qu'on les hait ;

Et que rien n'exauce et que tout châtie

Leur morne souhait ;


Parce qu'elles sont maudites, chétives,

Noirs êtres rampants ;

Parce qu'elles sont les tristes captives

De leur guet-apens ;


Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;

Ô sort ! fatals noeuds !

Parce que l'ortie est une couleuvre,

L'araignée un gueux;


Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,

Parce qu'on les fuit,

Parce qu'elles sont toutes deux victimes

De la sombre nuit...


Passants, faites grâce à la plante obscure,

Au pauvre animal.

Plaignez la laideur, plaignez la piqure,

Oh ! plaignez le mal !


Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;

Tout veut un baiser.

Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie

De les écraser,


Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,

Tout bas, loin du jour,

La vilaine bête et la mauvaise herbe

Murmurent : Amour !


Victor Hugo.

samedi 7 avril 2012

Est il jour Est il nuit horreur crépusculaire

Est-il jour ? Est-il nuit ? horreur crépusculaire

Est-il jour ? Est-il nuit ? horreur crépusculaire !


Est-il jour ? Est-il nuit ? horreur crépusculaire !

Toute l'ombre est livrée à l'immense colère.

Coups de foudre, bruits sourds. Pâles, nous écoutons.

Le supplice imbécile et noir frappe à tâtons.

Rien de divin ne luit. Rien d'humain ne surnage.

Le hasard formidable erre dans le carnage,

Et mitraille un troupeau de vaincus, sans savoir

S'ils croyaient faire un crime ou remplir un devoir.

L'ombre engloutit Babel jusqu'aux plus hauts étages.

Des bandits ont tué soixante-quatre otages,

On réplique en tuant six mille prisonniers.

On pleure les premiers, on raille les derniers.

Le vent qui souffle a presque éteint cette veilleuse,

La conscience. Ô nuit ! brume ! heure périlleuse !

Les exterminateurs semblent doux, leur fureur

Plaît, et celui qui dit : Pardonnez ! fait horreur.

Ici l'armée et là le peuple ; c'est la France

Qui saigne ; et l'ignorance égorge l'ignorance.

Le droit tombe. Excepté Caïn, rien n'est debout.

Une sorte de crime épars flotte sur tout.

L'innocent paraît noir tant cette ombre le couvre.

L'un a brulé le Louvre. Hein ? Qu'est-ce que le Louvre ?

Il ne le savait pas. L'autre, horribles exploits,

Fusille devant lui, stupide. Où sont les lois ?

Les ténèbres avec leurs sombres soeurs, les flammes,

Ont pris Paris, ont pris les coeurs, ont pris les âmes.

Je tue et ne vois pas. Je meurs et ne sais rien.

Tous mêlés, l'enfant blond, l'affreux galérien,

Pères, fils, jeunes, vieux, le démon avec l'ange,

L'homme de la pensée et l'homme de la fange,

Dans on ne sait quel gouffre expirent à la fois.

Dans l'effrayant brasier sait-on de quelles voix

Se compose le cri du boeuf d'airain qui beugle ?


La mort sourde, ô terreur, fauche la foule aveugle.


Victor Hugo.