Les poètes Français traduit en Hongrois. Linda et Tebinfea-Francia költök magyarra fordított

Français poètes. Francia költők.

mercredi 18 janvier 2012

Autour des corps, qu'une mort avancée.

Autour des corps, qu'une mort avancée.

Autour des corps, qu'une mort avancée.


Autour des corps, qu'une mort avancée

Par violance a privez d'un beau jour,

Les ombres vont, et font maint et maint tour,

Aimans encor leur dépoüille laissée.


Au lieu cruel, où j'eu l'ame blessée

Et fu meurtri par les flèches d'Amour,

J'erre, je tourne et retourne à l'entour,

Ombre maudite, errante et dechassée.


Legers esprits, plus que moy fortunez,

Comme il vous plaist vous allez et venez

Au lieu qui clost vostre depouille aimée.


Vous la voyez, vous la pouvez toucher,

Où, las ! je crains seulement d'approcher

L'endroit qui tient ma richesse enfermée.


Philippe Desportes.

Ballade sur le Printemps.

Ballade sur le Printemps.

Ballade sur le Printemps.


Bien monstrez, printemps gracieux,

De quel mestier savez servir,

Car Yver fait cuers ennuieux,

Et vous les faittes resjouir;

Si tost, comme il vous voit venir,

Lui et sa meschant retenue

Sont contrains et prestz de fuir,

A vostre joyeuse venue.


Yver fait champs et arbres vieulx,

Leurs barbes de neige blanchir,

Et est si froit, ort et pluieux,

Qu'emprès le feu convient croupir.

On ne peut hors des huis yssir,

Comme un oisel qui est en mue;

Mais vous faittes tout rajeunir

A vostre joyeuse venue.


Yver fait le souleil, ès cieulx,

Du mantel des nues couvrir;

Or maintenant loué soit Dieux,

Vous estes venu esclersir

Toutes choses et embellir;

Yver a sa peine perdue,

Car l'an nouvel l'a fait bannir

A vostre joyeuse venue.


Charles D'Orléans .

L'Amoureuse.

L'Amoureuse.

L'Amoureuse.

Elle est debout sur mes paupiéres

Et ses cheveux sont dans les miens,

Elle a la forme de mes mains,

Elle a la couleur de mes yeux,

Elle s'engloutit dans mon ombre

Comme une pierre sur le ciel.


Elle a toujours les yeux ouverts

Et ne me laisse pas dormir.

Ses rêves en pleine lumière

Font s'évaporer les soleils

Me font rire, pleurer et rire,

Parler sans avoir rien à dire.

Paul Éluard

mardi 17 janvier 2012

eternell szerelem



Testek körül...

Testek körül

Testek körül, melyektől orv merénylet
ragadta el az éltető napot:
szomorú árnyak bolyonganak ott,
s holt burkába még visszasír a lélek.

Így én is ott, hol megsebzett a végzet,
s a szerelem halálra nyilazott,
bolyongva folyton föl-fölbukkanok,
üldözött árny, elátkozott kísértet.

Ti szerencsések vagytok, szellemek,
mert szabad ott járnotok-kelnetek,
hol porhüvelyetek örök nyugtot élvez;

Ti láthatjátok, érinthetitek,
míg én viszont, ó jaj! én nem merek
közeledni sem kincsem rejtekéhez.

Philippe Desportes.

lundi 16 janvier 2012

Ballada a tavaszrol.



Ballada a tavaszról.

Ballada a tavaszról


Kecses tavasz, megmutatod,

milyen jól érted dolgodat,

csak nyűg a tél, a gondja sok,

míg te a föld öröme vagy.

Tart tőled a leggonoszabb

évszak, amelynek vársz nyomában,

s előled rögtön elszalad,

mikor megérkezel vidáman.


Szakálla fehéren lobog

a télnek, rét s erdő elagg,

hideg van, eső és lucsok,

a tűzre új hasábokat

vet az ember - s otthon marad.

De mint új tollba bújt madárban:

a kedv bennünk is égre csap,

mikor megérkezel vidáman.


Télen felhőkből szőtt, kopott

köpenybe bú az ég, a nap,

de - áldassék az Úr - ahogy

megjössz, minden világosabb

és szebb is lesz egy perc alatt,

veszít a tél a nagy tusában,

az új esztendő lábra kap,

mikor megérkezel vidáman.


Charles D'Orléans