mercredi 18 janvier 2012
Autour des corps, qu'une mort avancée.
Autour des corps, qu'une mort avancée.
Autour des corps, qu'une mort avancée
Par violance a privez d'un beau jour,
Les ombres vont, et font maint et maint tour,
Aimans encor leur dépoüille laissée.
Au lieu cruel, où j'eu l'ame blessée
Et fu meurtri par les flèches d'Amour,
J'erre, je tourne et retourne à l'entour,
Ombre maudite, errante et dechassée.
Legers esprits, plus que moy fortunez,
Comme il vous plaist vous allez et venez
Au lieu qui clost vostre depouille aimée.
Vous la voyez, vous la pouvez toucher,
Où, las ! je crains seulement d'approcher
L'endroit qui tient ma richesse enfermée.
Philippe Desportes.
Autour des corps, qu'une mort avancée
Par violance a privez d'un beau jour,
Les ombres vont, et font maint et maint tour,
Aimans encor leur dépoüille laissée.
Au lieu cruel, où j'eu l'ame blessée
Et fu meurtri par les flèches d'Amour,
J'erre, je tourne et retourne à l'entour,
Ombre maudite, errante et dechassée.
Legers esprits, plus que moy fortunez,
Comme il vous plaist vous allez et venez
Au lieu qui clost vostre depouille aimée.
Vous la voyez, vous la pouvez toucher,
Où, las ! je crains seulement d'approcher
L'endroit qui tient ma richesse enfermée.
Philippe Desportes.
Címkék:
Autour des corps,
qu'une mort avancée.
Ballade sur le Printemps.
Ballade sur le Printemps.
Bien monstrez, printemps gracieux,
De quel mestier savez servir,
Car Yver fait cuers ennuieux,
Et vous les faittes resjouir;
Si tost, comme il vous voit venir,
Lui et sa meschant retenue
Sont contrains et prestz de fuir,
A vostre joyeuse venue.
Yver fait champs et arbres vieulx,
Leurs barbes de neige blanchir,
Et est si froit, ort et pluieux,
Qu'emprès le feu convient croupir.
On ne peut hors des huis yssir,
Comme un oisel qui est en mue;
Mais vous faittes tout rajeunir
A vostre joyeuse venue.
Yver fait le souleil, ès cieulx,
Du mantel des nues couvrir;
Or maintenant loué soit Dieux,
Vous estes venu esclersir
Toutes choses et embellir;
Yver a sa peine perdue,
Car l'an nouvel l'a fait bannir
A vostre joyeuse venue.
Charles D'Orléans .
Bien monstrez, printemps gracieux,
De quel mestier savez servir,
Car Yver fait cuers ennuieux,
Et vous les faittes resjouir;
Si tost, comme il vous voit venir,
Lui et sa meschant retenue
Sont contrains et prestz de fuir,
A vostre joyeuse venue.
Yver fait champs et arbres vieulx,
Leurs barbes de neige blanchir,
Et est si froit, ort et pluieux,
Qu'emprès le feu convient croupir.
On ne peut hors des huis yssir,
Comme un oisel qui est en mue;
Mais vous faittes tout rajeunir
A vostre joyeuse venue.
Yver fait le souleil, ès cieulx,
Du mantel des nues couvrir;
Or maintenant loué soit Dieux,
Vous estes venu esclersir
Toutes choses et embellir;
Yver a sa peine perdue,
Car l'an nouvel l'a fait bannir
A vostre joyeuse venue.
Charles D'Orléans .
L'Amoureuse.
L'Amoureuse.
Elle est debout sur mes paupiéres
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Éluard
Elle est debout sur mes paupiéres
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Éluard
mardi 17 janvier 2012
Testek körül...
Testek körül
Testek körül, melyektől orv merénylet
ragadta el az éltető napot:
szomorú árnyak bolyonganak ott,
s holt burkába még visszasír a lélek.
Így én is ott, hol megsebzett a végzet,
s a szerelem halálra nyilazott,
bolyongva folyton föl-fölbukkanok,
üldözött árny, elátkozott kísértet.
Ti szerencsések vagytok, szellemek,
mert szabad ott járnotok-kelnetek,
hol porhüvelyetek örök nyugtot élvez;
Ti láthatjátok, érinthetitek,
míg én viszont, ó jaj! én nem merek
közeledni sem kincsem rejtekéhez.
Philippe Desportes.
Testek körül, melyektől orv merénylet
ragadta el az éltető napot:
szomorú árnyak bolyonganak ott,
s holt burkába még visszasír a lélek.
Így én is ott, hol megsebzett a végzet,
s a szerelem halálra nyilazott,
bolyongva folyton föl-fölbukkanok,
üldözött árny, elátkozott kísértet.
Ti szerencsések vagytok, szellemek,
mert szabad ott járnotok-kelnetek,
hol porhüvelyetek örök nyugtot élvez;
Ti láthatjátok, érinthetitek,
míg én viszont, ó jaj! én nem merek
közeledni sem kincsem rejtekéhez.
Philippe Desportes.
lundi 16 janvier 2012
Ballada a tavaszról.
Ballada a tavaszról
Kecses tavasz, megmutatod,
milyen jól érted dolgodat,
csak nyűg a tél, a gondja sok,
míg te a föld öröme vagy.
Tart tőled a leggonoszabb
évszak, amelynek vársz nyomában,
s előled rögtön elszalad,
mikor megérkezel vidáman.
Szakálla fehéren lobog
a télnek, rét s erdő elagg,
hideg van, eső és lucsok,
a tűzre új hasábokat
vet az ember - s otthon marad.
De mint új tollba bújt madárban:
a kedv bennünk is égre csap,
mikor megérkezel vidáman.
Télen felhőkből szőtt, kopott
köpenybe bú az ég, a nap,
de - áldassék az Úr - ahogy
megjössz, minden világosabb
és szebb is lesz egy perc alatt,
veszít a tél a nagy tusában,
az új esztendő lábra kap,
mikor megérkezel vidáman.
Charles D'Orléans
Kecses tavasz, megmutatod,
milyen jól érted dolgodat,
csak nyűg a tél, a gondja sok,
míg te a föld öröme vagy.
Tart tőled a leggonoszabb
évszak, amelynek vársz nyomában,
s előled rögtön elszalad,
mikor megérkezel vidáman.
Szakálla fehéren lobog
a télnek, rét s erdő elagg,
hideg van, eső és lucsok,
a tűzre új hasábokat
vet az ember - s otthon marad.
De mint új tollba bújt madárban:
a kedv bennünk is égre csap,
mikor megérkezel vidáman.
Télen felhőkből szőtt, kopott
köpenybe bú az ég, a nap,
de - áldassék az Úr - ahogy
megjössz, minden világosabb
és szebb is lesz egy perc alatt,
veszít a tél a nagy tusában,
az új esztendő lábra kap,
mikor megérkezel vidáman.
Charles D'Orléans
Inscription à :
Articles (Atom)



